Test: Tesla Model S [fr]

Tesla_S_P85

Le véhicule de test

Le dessin de The Oatmeal au sujet de ce véhicule 100% électrique a piqué ma curiosité, et m’a quelque part mis à l’affut lors de mes trajets quotidiens.

Le mois dernier, j’avais remarqué plusieurs Tesla Model S (ou était-ce la même à différente périodes) aux alentours de mon lieu de travail, il devait forcément y avoir un nid quelque part. 🙂

Après avoir trouvé le concessionnaire de Woluwé saint-étienne (juste à la sortie d’Evere, à côté de Carglass), j’ai été leur dire un petit bonjour et j’ai pris rendez-vous pour un essai sur route Vendredi dernier.

Prise en main

La version utilisée pour l’essai est la version P85+ (batterie 85 kWh, 310 kW/421 ch, 600Nm: la plus puissante). Pour le non-initié, la clé peut ressembler à une blague de mauvais goût: il s’agit d’une télécommande qui a la forme du véhicule, et il suffit juste de s’approcher de la voiture avec ce bidule en poche pour voir les poignées sortir. La télécommande offre des fonctions supplémentaires telles que l’ouverture du coffre et du « frunk » à distance.

Une fois rentré dans la voiture, il suffit juste de pousser sur le frein pour activer le véhicule. La console centrale est un énorme écran tactile capacitif avec gestion du multitouch. Cet écran gère la quasi-totalité des fonctions du véhicule (climatisation, radio, GPS, navigateur web, comportement,…) et il y a même moyen d’écouter ma station de radio favorite via la connection 3G intégrée. 🙂

Le tableau de bord est ultra-basique (tout se trouve à l’écran), mais la finition est impeccable.

« frunk ? »

Comme il n’y a pas de moteur classique, et que la batterie se trouve sous la voiture et fait partie de la structure de celle-ci, l’espace sous le capot est libéré et transformé en espace de stockage supplémentaire pour des bagages ou les achats éventuels. Il y a même dans cet espace une niche qui a une taille équivalente à un bac de Jupiler.

sur la route

La première surprise au démarrage à partir du parking du concessionnaire est le silence total et la souplesse de conduite: les 400 chevaux sont parfaitement maitrisés, sans le moindre à-coup que l’on serait en mesure d’attendre d’une motorisation classique. La route étant légèrement encombrée, j’ai pu me familiariser avec le récupérateur: la voiture freine d’elle même dès qu’on relâche l’accélérateur.

Le seul bémol est la disposition du levier du Cruise Control: je l’ai accroché à plusieurs reprises en voulant mettre les clignotants (option dont beaucoup de conducteurs semblent ignorer l’existence)

sur autoroute

La voiture répond immédiatement à toute sollicitation de l’accélérateur avec une aisance terrifiante et addictive à la fois: dès que la pédale d’accélérateur est enfoncée, le coup de pied au cul est instantané et te colle immédiatement dans le fond de ton siège.

Départ au feu rouge

Sur le chemin du retour, j’ai dû m’arrêter à un feu rouge Boulevard de la Woluwe, la voie étant libre, le représentant m’a invité à écraser le champignon.

HO-PU-TAIN !!!!!!!

Le test arrivait à sa fin mais je n’avais encore rien vu: le départ a été tellement violent que j’ai dû m’accrocher au volant, l’accélération de cet engin est phénoménale, et le seul bruit audible a été un léger sifflement du convertisseur DC-AC qui alimente le moteur.

Conclusion

Cette heure de conduite, bien que trop brève, était très amusante et un réel plaisir. Les représentants de Tesla Motors Belgium sont ultra-motivés, connaissent bien leur produit et je soupçonne que, secrètement, ils prennent également leur pied durant les essais.

The OatMeal on an electron high

(c) 2014 Matthew Inman / The Oatmeal

A la fin de l’essai, je suis sorti du véhicule avec le sourire Tesla (The Tesla Grin). Il s’agit actuellement du seul véhicule sur le marché qui est 100% électrique, a une gueule d’enfer, des performances qui ridiculisent tout ce qui existe à l’heure actuelle et qui permet de faire 500 km avec une charge. Je suis convaincu que Tesla Motors est occuppé à marquer l’histoire de l’automobile comme Ford l’a fait avec la Modèle T.

Si j’en avais les moyens, je signerais le bon de commande immédiatement, malgré les défauts susceptibles d’arriver après quelques années, et malgré le prix particulièrement élevé à l’achat.

Toutefois, vu le prix du carburant à l’heure actuelle, il est intéressant de bien faire le calcul sur le long terme: en fonction du profil de trajet, le prix du kWh électrique et le montant des déductions fiscales peuvent très largement compenser l’investissement initial.

L’avenir est électrique, et ca se passe aujourd’hui.

 

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